Certificat Voltaire : mon expérience de candidate

Voilà, j’ai passé le Certificat Voltaire et reçu mes résultats. Je me dis que c’est l’occasion de partager mon expérience avec vous.

Aujourd’hui donc, je vais tout vous dire sur ce fameux certificat : tout d’abord ce que c’est et à quoi il sert. Ensuite, si vous connaissez déjà et que peut-être vous envisagez de le passer, je vous expliquerai combien ça coûte, comment ça se passe et comment s’y préparer au mieux.

Le Certificat Voltaire : un score, quatre niveaux

Le Certificat Voltaire est une certification d’orthographe qui existe depuis 2010. En fait, c’est LA certification en langue française.

Le Certificat Voltaire évalue votre orthographe lexicale et grammaticale, mais aussi votre syntaxe et votre connaissance du bon usage de diverses expressions.

Il s’agit de la seule certification qui soit pour l’instant reconnue et qui permette donc de justifier de votre compétence en français.

Le score obtenu permet de vous situer sur une échelle de niveau en orthographe. Pour information, il existe 4 niveaux :

niveaux Voltaire
description des quatre niveaux d’orthographe selon le score

Pourquoi le passer / à quoi ça sert ?

Après le passage de l’examen, vous recevez un diplôme officiel valable 4 ans qui comporte un code de vérification internet permettant d’authentifier votre score.

Le niveau obtenu valorise votre CV, tout comme les niveaux du CECRL (Cadre Européen Commun de Référence en Langue) en langues étrangères. Une évaluation officielle a davantage de poids qu’un vague « solides compétences » sans plus de détails.

En outre, la plupart des recruteurs connaissent le Certificat Voltaire, et apprécient une candidature affichant un score adapté au poste visé.

Et si comme moi vous travaillez à votre compte dans un domaine lié à l’écriture, le niveau expert (supérieur à 900/1 000) vous donne de la crédibilité en même temps qu’il offre une garantie de qualité à vos clients.

Combien ça coûte ?

Prévoyez entre 100€ et 150€ si vous vous inscrivez en auto-financement.

L’inscription à l’examen s’élève à 59€ (tarif 2019), mais il faut y ajouter le coût de la formation. Comme tout examen, le Certificat Voltaire se prépare : un score médiocre faute de révisions ne vous servirait à rien.

Le Projet Voltaire propose des modules en ligne qui coûtent de 35€ à 50€ selon le niveau, pour un accès illimité pendant un an.

Attention toutefois, chaque module est indépendant ! Par exemple, le module « Excellence » (préparation du niveau Expert) ne couvre pas les règles abordées dans le module « Supérieur » (préparation du niveau Affaires). Si vous visez le niveau Expert, prévoyez donc d’acheter ces deux modules complémentaires.

Bon à savoir : le Certificat Voltaire ainsi que le Projet Voltaire sont éligibles au CPF. Dans ce cas, il vous suffit de remplir votre demande en ligne, et vous n’aurez rien à débourser.

Comment bien se préparer ?

Se former en ligne

Pour ma part, je me suis formée exclusivement avec le Projet Voltaire en ligne.

Cette formation est à la fois ludique et efficace. Pour chaque niveau, on vous donne une phrase, et vous devez décider si elle contient ou non une faute. On vous explique ensuite la règle avec des astuces mnémotechniques pour mieux la retenir. Vous avez accès aux astuces des autres internautes, et vous pouvez aussi enregistrer les vôtres.

Quand vous faites des erreurs, le logiciel vous repropose des phrases sur le même modèle ou traitant de la même règle, jusqu’à ce que vous ayez répondu suffisamment de fois juste. Vous ne vous retrouvez donc jamais bloqué et la mémorisation se fait tout naturellement.

À la fin du module « Supérieur » vous accédez à une sorte de test blanc qui reprend l’ensemble des règles abordées et vous donne un score sur 100. Le module « Excellence » quant à lui vous propose une session de révisions en fin de parcours, mais pas de test blanc.

Note pour les gens qui font tout à la dernière minute : la partie « révisions » reste bloquée pendant 36h à la fin du dernier niveau pour laisser le temps à votre cerveau de digérer. Ne prévoyez donc pas de finir la formation la veille de l’examen !

Se former avec des livres ou un organisme

Vous pouvez aussi vous former avec des ouvrages papier dont vous trouverez une liste sur le site. Je ne les ai pas testés, car j’imagine que les ouvrages spécifiquement consacrés au Certificat Voltaire reprennent les mêmes points que les modules en ligne. En revanche, il faut absolument vous équiper d’ouvrages de référence : il vous faut au minimum un bon dictionnaire (Larousse, Robert…) et un précis de conjugaison (Bescherelle, Bled…).

Enfin, si vous préférez un réel accompagnement ou si vous craignez de vous démotiver tout seul dans votre coin, sachez que beaucoup d’organismes de formation proposent des formations d’orthographe en présentiel avec un formateur, incluant le passage du Certificat Voltaire à l’issue du programme. Je ne connais pas les tarifs, mais si vous possédez des crédits CPF, profitez-en !

Les outils complémentaires

Par ailleurs, le site du Projet Voltaire offre une véritable mine d’or en accès libre dans leur rubrique « Questions d’orthographe ». Ce n’est pas forcément l’idéal pour un programme de révision global, mais lorsqu’une question précise vous taraude, c’est vraiment extra : la règle est clairement expliquée, et systématiquement suivie d’exercices… avec les réponses !

Et sur leur page Facebook, vous pouvez chaque dimanche matin vous exercer à une petite dictée (bien plus corsée que celle de l’examen !) dont le corrigé est posté le soir.

De l’inscription à l’examen : comment se déroule la certification ?

Sur le site du Certificat Voltaire, vous trouverez le planning des prochaines sessions par rapport à votre localité. Il vous suffit de sélectionner le lieu et la date qui vous conviennent, et de vous inscrire. Vous recevez ensuite un courriel de confirmation vous donnant les instructions :

Se présenter 30mn à l’avance sur les lieux de l’examen, se munir d’une pièce d’identité en cours de validité et d’un stylo bille noir (mon conseil : prenez-en deux !)

L’épreuve dure 3 heures à partir du moment où vous commencez à composer.

Pour vous mettre dans l’ambiance : lors de ma session, nous étions 8 candidates (que des femmes, mais de tous âges : de 15 à 55 ans d’après mon estimation) dans une immense salle. La surveillante nous a fait nous installer et a vérifié nos identités, puis elle nous a distribué les sujets et lu avec nous toutes les instructions indiquées sur la première page.

L’épreuve proprement dite débute avec une dictée de deux lignes. Le sujet stipule que « la dictée ne comporte aucune difficulté ». En fait, sa simplicité était telle qu’elle nous a tout bonnement déconcertées !

Vient ensuite le gros de l’épreuve qui consiste en un QCM portant sur 195 phrases comportant chacune trois mots ou passages soulignés. Il faut décider s’ils recèlent une faute, mais on ne nous demande pas de les corriger.

La correction est effectuée par un ordinateur, ce qui implique des consignes très précises :

– il faut noircir les cases dans la grille de réponses et non juste les cocher.

– en cas d’erreur, il faut utiliser la deuxième feuille (grille de correction) et surtout pas raturer la première.

Bref, le principe est très simple, mais demande une concentration intense pour ne pas s’emmêler les pinceaux entre les lignes et les cases sur la grille assez compacte. Sans parler de bien repérer toutes les fautes, sans en ajouter… Au bout d’un moment, on se met à douter de tout !

Et ensuite ?

Une fois l’examen fini, il ne reste plus qu’à patienter. Sur la confirmation d’inscription, on m’avait annoncé que je recevrais les résultats une quinzaine de jours après l’épreuve.

En réalité j’ai attendu trois semaines pour recevoir le courriel puis le diplôme papier le lendemain.

Mon score : 971 / 1 000

Cela correspond amplement à mon objectif… mais j’enrage quand même un peu sur les 29 points manquants… Parce que oui, le score parfait existe, 8 candidats l’ont atteint depuis la création !

En fait, en sortant de l’examen j’ai vérifié les quelques phrases qui m’avaient fait douter, et en effet sur certaines je m’étais trompée. C’est à la fois frustrant, et rassurant de m’apercevoir que je repère mes propres faiblesses.

Ce que cette expérience m’a apporté

Je tenais à passer le Certificat Voltaire pour des raisons professionnelles évidentes. Le score obtenu me légitime en tant qu’écrivain et correctrice, et offre à mes clients une garantie de qualité.

Par ailleurs, la préparation en elle-même m’a beaucoup appris. J’ai revu des règles oubliées depuis longtemps, j’en ai réappris d’autres que parfois j’appliquais sans savoir pourquoi, et j’en ai découvert de nouvelles aussi ! J’ai fait de nouveau l’expérience de cette règle de vie : un niveau quel qu’il soit ne reste jamais fixé, il faut l’entretenir.

Enfin, et surtout, j’ai appris à douter de tout, et à vérifier chaque fois que je ne sais pas énoncer clairement pourquoi j’orthographie tel mot ainsi.

Je ne suis évidemment pas infaillible, mais désormais je sais qu’avec les bons outils, je suis capable de corriger à peu près toutes les fautes.

Bref, vous pouvez faire appel à mes services de correctrice en toute confiance ! 😉

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Niveau Expert – 971/1 000

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Anne BONNIER

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"Nous sommes ce que nous répétons souvent. L'excellence, donc, n'est pas un acte. C'est une habitude."
Aristote