Meilleurs vœux

Bonne année 2021

Meilleurs vœux !

Quoi qu’en dise le Projet Voltaire, pour une fois je ne suis pas d’accord avec eux. L’absence de déterminant dans « meilleurs vœux » causerait une ambiguïté entre le comparatif (meilleurs qu’autre chose) et le superlatif (les meilleurs). Les spécialistes de la langue française conseillent donc d’utiliser « mes meilleurs vœux » à la place.

Mais à mon humble avis, l’usage a levé cette ambiguïté et nous entendons bien le superlatif, comme dans la formule anglaise « Best wishes ».

Bref, en résumé, bonne année à vous ! 😊

Nouvel an, l’heure du bilan 

Pour beaucoup, 2020 symbolise l’année de tous les maux.

En ce qui me concerne, elle m’a surtout confortée dans mes choix.

J’ai eu beaucoup de chance, j’en suis consciente et reconnaissante à la vie : la chance de ne pas tomber malade et celle de pouvoir continuer d’exercer une activité professionnelle ; la chance de traverser les confinements successifs dans une maison avec jardin, en compagnie de mon mari, mes filles et nos animaux. Bref, la chance de pouvoir continuer de vivre et de se projeter.

L’année 2020 marquait ma première année complète d’exercice à mon compte. En douze mois, j’ai travaillé sur onze contrats d’écrivain public, de natures très diverses. On m’a sollicitée pour plusieurs relectures : fictions, autobiographies, mémoire professionnel. J’ai également accompagné plusieurs clients pour rédiger des courriers et remplir des dossiers administratifs. Enfin, j’ai effectué des traductions en anglais de plaquettes explicatives, mais également d’un poème.

Le premier mot qui me vient pour dresser le bilan de cette année, c’est la richesse due à la variété des services demandés et des clients rencontrés. Chaque contrat est une surprise à découvrir. Je m’aperçois que j’apprécie tous les types d’activité. Régler des problèmes administratifs s’apparente parfois à un escape game, tandis que les relectures me font pénétrer dans de nouveaux univers et apprendre sur des sujets que je n’aurais jamais songé à étudier. Et surtout, je croise des êtres humains tous différents.

Ces contrats ne me permettent pas (encore) de gagner ma vie. C’est pourquoi je suis aussi formatrice en parallèle. À l’origine, j’envisageais de ne garder la formation que le temps de développer suffisamment le volet écrivain public. Mais finalement, après une année de fonctionnement, je me dis que cet équilibre me plaît, car les deux activités sont complémentaires : l’écrivain public travaille souvent seul à son bureau, alors que le formateur est en contact (quoique souvent virtuel en ce moment) avec du public.

Sur un plan plus personnel, 2020 a marqué le bouclage d’un manuscrit que j’ai pu envoyer à quelques agences et maisons d’édition. Je n’ai pas encore reçu toutes les réponses. Je m’attends bien sûr à des refus, car bien que « fini », il n’en reste pas moins imparfait. Cela dit, c’était pour moi une immense satisfaction de franchir enfin cette étape !

Par ailleurs, et grâce, entre autres, à la lecture de The Artist’s Way de Julia Cameron (traduit en Libérez votre créativité), j’ai repris conscience de l’importance des arts plastiques pour mon équilibre créatif et j’ai découvert l’aquarelle.

Et la suite ?

Il n’est pas facile de se projeter en ce moment. La morosité ambiante et l’appréhension nous grignotent tous. Pourtant nous devons continuer de rêver et d’avancer.

Je m’efforce donc de nourrir mon optimisme naturel, de le protéger lorsqu’il vacille comme la flamme d’une bougie.

En tant qu’écrivain public, j’espère voir se concrétiser en 2021 deux projets de partenariat, l’un avec un centre socioculturel, l’autre avec une association d’aide aux personnes âgées. Le cœur du métier, en somme. Je suis curieuse aussi de voir ce que les mois à venir m’apporteront comme travaux.

À côté de ça, je compte bien poursuivre mon travail d’écrivain tout court, avec un deuxième manuscrit de fiction en phase de révision déjà bien avancée. J’envisage ensuite de ressortir le brouillon d’un guide pratique pour créer des chasses au trésor qui dort dans un dossier depuis quelques années. J’ai envie aussi de me lancer dans un projet totalement nouveau, sans avoir aucune idée de quoi pour le moment.

Voilà. Pour 2021, je n’ai donc pas pris de bonne résolution. En revanche, des ambitions, des désirs, des rêves, oui. Parce que c’est la seule chose qui nous fait avancer. Alors pour cette année qui débute, je ne saurais pas mieux formuler mes vœux que le Grand Jacques :

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir, et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. »

Jacques Brel, 1968. (Pour les curieux, le texte intégral est ici.)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *