Le planner idéal, ou combien de carnets faut-il pour s’organiser ?

Je ne sais pas comment vous fonctionnez, mais pour ma part, je ne peux pas m’organiser sans écrire. Pour de vrai, avec des stylos, sur du papier. Je n’ai jamais réussi à me faire à l’agenda électronique proposé sur les PC et smartphones. J’ai toujours utilisé des agendas, mais depuis quelques années, ayant découvert le concept de Bullet Journal, je me suis mise à explorer d’autres façons de m’organiser. Je n’ai pas encore trouvé la pratique idéale, mais voici où j’en suis. Si vous êtes comme moi adepte des agendas et autres planners papier, cela vous donnera peut-être des pistes !

L’agenda classique

L’avantage de l’agenda que l’on achète dans le commerce, c’est qu’il est tout prêt, avec le calendrier des vacances scolaires, les jours fériés, etc. On en trouve dans plusieurs versions, journalier, semainier… Pendant des années, je m’en suis contentée, avec en parallèle mon journal intime pour me vider la tête.

Mais en regardant dans le rétroviseur, ce sont ces années où je « subissais » ma vie sans réellement avancer dans les projets qui me tenaient à cœur. Je ne peux pas affirmer que ce soit lié, dans le sens où il s’agissait peut-être simplement d’une maturation nécessaire de ma part. Mais un agenda n’a après tout pas vocation à autre chose que la prise de rendez-vous. C’est un outil à la fois vital et très limité.

Le Bullet Journal

En 2017, j’ai découvert le Bullet Journal. Si vous ne connaissez pas encore ce concept, j’ai écrit un article sur le sujet, et vous pouvez également visiter le site de Ryder Carroll, l’initiateur de cette forme d’organisation (la page est en anglais, mais la vidéo est sous-titrée).

La découverte du BuJo a marqué le point de départ de ma « nouvelle vie ». Je suis devenue une accro de l’optimisation, de la productivité : objectifs, traqueurs de suivi, bilans… je ne m’arrêtais plus ! Cela frisait l’obsession.

En tout cas, cette période frénétique m’a permis de sortir de la léthargie où je végétais depuis des années et de lancer des tas de projets : l’écriture en premier bien sûr, mais aussi la confection maison de cosmétiques (je continue de fabriquer nos déodorant et shampoing), ainsi que remettre à plat tout un tas de détails domestiques comme le suivi des menus, du budget, de l’entretien, etc.

Ce qui est fabuleux avec le BuJo, c’est son adaptabilité à TOUT. C’est aussi son danger, dans le sens où on peut (avoir l’impression de) contrôler absolument tout dans un seul carnet. (Parce qu’en fait on ne contrôle jamais tout, hein !)

Tout en un

Alors que je m’étais mise à utiliser exclusivement mon Bullet Journal (à la limite du fanatisme, je dois avouer), on m’a de nouveau offert de jolis agendas. Je les ai donc utilisés en parallèle avec mon BuJo. Je me suis alors aperçue que j’apprécie le fait d’avoir un planning à long terme, par exemple pour pouvoir noter précisément des rendez-vous, ce qui n’est pas le cas dans le BuJo « pur et dur », le principe étant justement d’avancer au jour le jour. Dans le Bullet Journal, on garde juste une ou deux doubles pages au début pour noter les événements à moyen long terme. Cela sert de référence et on les reporte au fur et à mesure. C’est un système d’une simplicité géniale, mais… cela ne correspond pas à tout le monde. Pour ma part, je suis plus à l’aise avec un planner, et pourquoi pas, après tout ! L’essentiel est de trouver ce qui nous satisfait.

Le Bullet Journal continuait toutefois de me servir pour mes listes de tâches, mes objectifs, le suivi de diverses questions. Le fait de tout réunir au même endroit est à la fois pratique (on a tout sous la main) et pas pratique (ça prend beaucoup de volume). Par ailleurs, mélanger le professionnel, le domestique et le personnel me dérangeait parfois : je n’ai pas forcément envie d’étaler ma vie en sortant mon agenda devant des clients.

La multiplication des carnets

Outre mon Bullet Journal où je note essentiellement mes objectifs professionnels et les listes de tâches quotidiennes, rendez-vous, etc., j’ai donc progressivement réparti le reste dans plusieurs cahiers ou classeurs distincts.

J’ai fait un « Classeur de la Maison » pour le suivi domestique et familial : le budget, le suivi sanitaire de nos animaux, les numéros de dossiers et mots de passe des différents sites administratifs, etc.

J’ai un classeur dédié au suivi global de mes projets d’écriture, où je conserve aussi mes outils de référence, des notes techniques, les liens de sites utiles, mes listes de livres à lire…

J’ai aussi un carnet spécifique pour chaque projet de roman.

Récemment, j’ai aussi inauguré un carnet dédié à mes objectifs créatifs autre que l’écriture : dessin, peinture, etc.

Et bien sûr, mon fidèle journal intime reste à part.

Des prototypes sur mesure

Tout cela fait beaucoup de supports différents — parfois trop ! C’est pourquoi j’ai décidé fin 2020 de fusionner le BuJo et l’agenda qui faisaient souvent double-emploi.

Pour ce faire, je me suis fabriqué un planner sur mesure pour 2021, puisque bien sûr rien dans le commerce ne correspondait exactement à mes besoins. Je me suis bien amusée à le concevoir et à le relier à la main, et je suis assez fière du résultat. Même si après 3 mois d’utilisation, je note déjà plein d’améliorations possibles pour le prochain !

Dans la foulée, je me suis d’ailleurs créé un « Compagnon de l’écrivain » pour le suivi d’un projet de roman. Je ne l’ai pas encore testé, car je finissais des projets déjà bien avancés, mais je vais bientôt pouvoir l’entamer avec un nouveau projet. Je suis impatiente de voir ce que cela va donner !

Ça vous intéresserait ?

Sachant que tout le monde n’a pas le temps ou l’envie de créer son propre planner, j’envisage à moyen terme de proposer à la vente une version téléchargeable de planner pour classeur. Et pourquoi pas une version de mon Compagnon de l’écrivain quand je l’aurai testé !

L’avantage d’une version pour classeur est d’abord qu’il vous suffit d’une imprimante et d’une perforatrice pour démarrer, et surtout, que cela permet de personnaliser à l’infini le contenu du planner selon les besoins. Je pourrais ainsi proposer différents modules au choix.

Une version brochée est plus complexe à réaliser, mais ça peut être une idée pour la suite aussi.

Si le concept vous intéresse, laissez-moi un commentaire et dites-moi ce que vous voudriez trouver dans votre planner idéal !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *