Soyons honnête : en dehors des courriers administratifs, combien de courriers papier avez-vous écrits ces derniers douze mois ? Et à quand remonte la dernière lettre que vous ayez reçue dans votre boîte aux lettres physique ?
J’ai été contactée récemment par Mon pigeon voyageur, une toute nouvelle société qui a pour objectif de relancer les échanges de courrier papier. J’ai trouvé ce projet enthousiasmant.
Alors aujourd’hui, j’ai envie de revenir sur le plaisir très particulier des échanges épistolaires traditionnels.
Et puis je vous présenterai le projet de Mon pigeon voyageur.
Éloge du courrier papier
Écrire sur du joli papier avec un vrai stylo. Plier la lettre, la glisser dans une enveloppe. Coller le timbre. Poster le tout dans une boîte jaune. Puis surveiller sa propre boîte aux lettres chaque jour en anticipation de la réponse.
Ces gestes, je les ai faits des centaines, des milliers de fois peut-être, avant l’ère d’internet. J’entretenais des correspondances très régulières avec quelques amies, j’envoyais des cartes postales lors des vacances et des vœux de bonne année à toute la famille. Ceux qui comme moi sont nés avant l’ère d’internet ont probablement des souvenirs similaires.
Mais aujourd’hui ? Combien de lettres sur papier écrivez-vous par an ? Et combien en recevez-vous ? À l’ère du tout numérique, même les “Joyeux anniversaire” et “Bonne année” sont devenus des SMS, dans le meilleur des cas des e-mails.
Nos boîtes aux lettres physiques ne reçoivent plus que quelques courriers administratifs, et sont le plus souvent désespérément vides.
Mon retour au courrier postal
Il y a quelques années, je me suis remise à envoyer des “vraies” cartes de vœux. Par voie postale.
Au départ, c’est parce que je me suis remise à peindre ou imprimer mes propres cartes et que j’avais envie de faire profiter mes proches de mes petites créations.
Leurs réactions ont été extraordinaires. Pour plusieurs, ma carte était la seule qu’ils aient reçue par la poste. Certains ont pris le temps de me répondre par la même voie et j’ai une jolie collection de cartes sur la cheminée.
Alors, est-ce que c’est juste de la nostalgie de quinquagénaire ? En partie, bien sûr, parce que cela me rappelle les rituels de mon enfance et de ma jeunesse.
Mais pas que. Recevoir un courrier papier, c’est recevoir un objet physique que l’on peut toucher, sentir, afficher, conserver. On peut parfumer une lettre, on peut y glisser une fleur séchée, un dessin… Des trésors impossibles à transmettre par voie numérique.
Attention, je ne dis pas qu’il faut renoncer au numérique ! Je suis la première à l’utiliser quotidiennement pour échanger avec mes proches : messages, photos, adresses de sites… c’est hyper pratique et immédiat.
Mais compléter le numérique par du vrai courrier, c’est combiner les avantages des deux modes. Et pour certaines personnes qui n’ont pas accès au numérique (ou ne sont simplement pas à l’aise), le courrier papier permet de conserver des liens avec le reste du monde.
En outre, écrire une lettre à la main, c’est aussi une façon de prendre le temps et de poser ses idées. Écrire avec un stylo sur du papier active des zones du cerveau très différentes de celles qui sont sollicitées lorsqu’on écrit sur un clavier.
Bref, prenez ou reprenez le temps d’écrire de vraies lettres à vos proches, je vous promets que vous allez y trouver un plaisir unique !
Certains vont me dire que c’est bien joli tout ça, mais encore faut-il avoir des correspondants .Si c’est votre cas, lisez la suite.
Mon pigeon voyageur
Mon pigeon voyageur propose un service de mise en relation épistolaire pour que chacun·e puisse trouver des personnes avec qui échanger des courriers papier.
Pourquoi ce service ? Voici les réponses d’Axel et Marion, fondateurs de Mon pigeon voyageur :
Parce que l’isolement des individus et notamment des personnes âgées est le mal de notre époque, nous avons décidé de vous proposer un service pour recréer ce lien humain parfois oublié ou abandonné et pourtant indispensable à l’épanouissement de chacun. Dans un monde numérique et dématérialisé où internet a peu à peu remplacé tout le reste, nous avons fait le choix de revenir à la base de la communication à distance : la correspondance papier.
L’initiative se veut à la fois sociale, littéraire et intellectuelle : il s’agit de lutter contre l’isolement, de favoriser la transmission et les échanges intergénérationnels, mais aussi de structurer ses pensées et de créer des échanges profonds et humains.
Comment ça marche ?
Mon pigeon voyageur fonctionne par abonnement. L’abonnement comprend à la fois la mise en relation avec des profils de correspondants potentiels, et l’acheminement sécurisé des courriers.
Vos courriers transitent de façon anonymée par Mon pigeon voyageur. Vos coordonnées ne sont donc jamais communiquées à vos correspondants.
L’inscription se fait au moyen d’un formulaire (papier, bien sûr !) et vous recevez en retour, dans votre boîte aux lettres physique, le détail du fonctionnement ainsi qu’une sélection personnalisée de profils de correspondants.
Chaque mois, parallèlement aux courriers de vos correspondants, vous recevez la lettre des abonnés, qui contient des informations, quelques profils de correspondants, ainsi que des jeux ou défis d’écriture.
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez visiter le site de Mon pigeon voyageur ou télécharger le formulaire d’inscription qui détaille toutes les conditions (si vous passez par ce lien, les frais d’inscription vous sont même offerts !).
Conclusion
Alors, allez-vous (re)prendre la plume, ou restez-vous totalement réfractaire à la correspondance traditionnelle ?
Si vous n’écrivez pas ou plus de lettres papier, dites-moi en commentaire ce qui vous freine ou vous rebute dans ce type de courrier.
Et pour celles et ceux qui sont déjà adeptes ou nouvellement convaincus, je vous souhaite de joyeux échanges épistolaires !

